desir d enfant ou non

Un enfant : une chance ou une malédiction ? La vraie réponse est un peu plus élaborée que ce choix binaire !

Pourquoi cette question de la parentalité

Il y a encore quelques années, avoir des enfants était sans doute la dernière chose à laquelle je pensais.
C’était un peu comme penser  à mon testament. Quelque chose qui me concernera un jour mais auquel je n’étais pas vraiment préparé.
Il faut dire que les retours d’expériences des jeunes parents de mon entourage m’incitaient à la plus grande prudence.

Le manque de sommeil, le manque de temps, les dépenses conséquentes, les démarches administratives, les maladies infantiles, les cris, les bêtises… non cela ne donne pas du tout envie
Qui serait assez fou pour s’infliger volontairement de tels sévices ? Et recommencer plusieurs fois en ayant autant d’enfants !
Ma liberté étant ce que j’ai de plus précieux, ce projet me semblait d’ores et déjà bien compromis.

Il y avait bien quelques parents pourtant pour me dépeindre un tableau moins sombre, en soulignant les liens spéciaux qu’ils tissaient avec leur progéniture.
A les entendre, fonder une famille conduirait à plus de moments de bonheur.

desequilibre probleme vs bonheur etre parent
Mais cet aspect me paraissait bien maigre en regard des problèmes sus-cités.
La perspective d’avoir des enfants restaient donc pour moi une énigme que je n’étais pas vraiment pressé de résoudre.

Et puis un jour, ma réflexion a évolué.

F*ck la pression sociale ?

Ma compagne et moi avons pris un congé sabbatique pendant une année. Et nous sommes partis faire un tour du monde.
Inutile de vous dire que ce fut l’année la plus riche, intense et inoubliable de toute mon existence.
A défaut d’avoir publier un blog sur nos aventures, il faudra que je fasse (au moins) un article pour en parler. Je recommande absolument !
Mais revenons à notre sujet.

A notre retour, après avoir crapahuté aux quatre coins du monde, nous avons eu l’envie légitime de nous poser.
Ce qui ne veut pas dire envie d’avoir des enfants.
Mais le fait de se retrouver subitement dans un rythme de vie plus calme, dans un chez soi, à côtoyer des amis ou collègues avec un projet parental a peut-être insidieusement fait germer l’idée.

etre-sous-emprise

Il ne faut pas se méprendre la pression sociale est un phénomène réel.
J’en ai déjà parlé au niveau professionnel mais cela est encore plus vrai quand il s’agit d’enfants.

Vous approchez la quarantaine et n’avez pas encore d’enfant… tiens donc ?! Vous ne rentrez pas dans la norme.
Si vous êtes un lecteur régulier, « être hors-norme » devrait comme moi vous faire sourire voire même vous réconfortez.

Mais il y a également la pression sociale indirecte. Avoir des enfants se faisant naturellement à deux, l’un des partenaires peut également accroître la pression sur l’autre pour arriver à ses fins. Ce n’est pas très sain. Raison de plus pour favoriser le dialogue et s’assurer que vous êtes sur la même longueur d’onde sur ce sujet.

Au delà de la pression sociale, il peut y avoir un facteur déclencheur inopiné.
C’est ce qui m’est arrivé.

Un cygne noir (ou gris)

Un événement familial tragique comme un décès qui vous fait réaliser votre condition de simple mortel avec une durée de vie limitée.
Et là, le projet de devenir père pour le meilleur devient une évidence presque instinctive.

Et c’est précisément à partir du moment où j’ai acté ce projet que tout s’est vite enchaîné. C’est à croire que « l’univers » n’attendait que ma décision pour concrétiser le souhait de ma compagne et le mien.

Comment on fait les bébés ?

Mais j’ai sans doute bien aidé l’univers en m’investissant dans ma future paternité.
Tel un professeur fou, je me suis mis à lire sur des sujets aussi diverses que la conception, la préparation à la naissance et la gestion des premiers pas de parents.
Pour maximiser les chances, j’ai acheté des kits de tests de d’ovulation et de fécondation. Je nous ai aussi mis à un régime alimentaire spécifique.
Comme dans tout ce que je fais dans la vie quand je suis déterminé, je me suis donc préparer physiquement et psychologiquement à la paternité.
Avec le recul, je relativise le rôle que ma préparation a joué. Elle m’a au moins transmis le sentiment de sérénité d’avoir donner le meilleur pour mon enfant à naître.

Et puis par un beau jour de printemps, mon fils est venu au monde.

cliche de famille
J’aimerais pouvoir dire que c’était le plus beau jour de ma vie mais cela serait exagéré pour le cliché.
Je l’attendais, il est arrivé et voilà. Sur le moment, j’ai été stoïque. Je ressentais de la bienveillance mais surtout de la distance par rapport à l’événement.
Un peu comme si je n’avais gagné que la première manche d’une longue compétition.
Vous ne verrez pas un grand champion de tennis exploser de joie ou fondre en larmes après avoir remporté le 1er jeu de son 1er match qualificatif.
Je savais que ce n’était qu’une toute première étape dans notre nouvelle vie et que je devais garder mon sang froid pour la suite.

Et l’avenir me donne raison.
Note personnelle : notez bien que ce n’est pas une raison pour ne pas témoigner de la gratitude (expression à la mode). Je retravaille pas mal sur ce thème ces derniers temps.

Nouveau-né, nouvelle vie

Les premières semaines avec un nouveau-né sont un grand chambardement.
Il faut alors réorganiser son équilibre de vie autour de ses nouvelles responsabilités.
Cela représente un sacrifice mais la manière dont vous le percevrez vous aidera à mieux le vivre.
Si vous le voyez comme une punition, un châtiment voire une corvée, vous et votre famille agrandie le vivrez plus difficilement .
Si au contraire, vous l’acceptez comme une organisation nécessaire pour un meilleur à venir, vous mettrez toutes les chances de converger vers le bonheur.

A l’image de vos choix de vie, si vous vous focalisez sur les conséquences à court terme vous ne ferez pas les meilleurs choix.

Nouvelle vie, nouvelles habitudes

Ce qui est génial est qu’un petit à besoin de repères. Et cela nous oblige à instaurer des rituels jour après jour.
C’est l’occasion de repenser son quotidien autour d’actions positives pour lui et pour vous.

J’avais par exemple la fâcheuse habitude de me coucher tard et de récupérer quand je pouvais.
Cela devient vite difficile en tant que père.

Comment espérer s’occuper sereinement d’un enfant qui a besoin d’un rythme de sommeil régulier si je ne suis pas moi-même en bonne condition ?
La solution a été de revoir mes habitudes de sommeil pour tendre vers un rythme raisonnable et régulier.

De même se lever le matin, veut dire s’occuper de soi et de ses enfants
Réveil, changements de couches, biberons… toutes ces actions s’articulent dans de nouveaux rituels que vous mettrez en place.

Il y a comme une nécessité à être mieux organisé et ritualisé pour gagner en sérénité !

Gérer les émotions

Je suis quelqu’un de calme voire même très zen. C’est ce que je pouvais croire avant d’être parent. Mais soumis à des conditions de stress inhabituels, je réalise que je reste un être humain en proie à des sentiments parfois inattendus.
Saviez-vous que le cerveau humain n’atteint pas sa maturité avant 25 ans en moyenne ? Oui vous avez bien lu. Inutile d’attendre de la part d’un bébé un comportement logique.
En tant que parent c’est à moi de l’aider à gérer ses émotions. Et comment en serai-je capable si je ne parviens pas à gérer les miennes ?
Répondre à la colère par la colère voir la violence est une terrible erreur.

Avoir un enfant m’aide ainsi à prendre plus de recul sur mes émotions.
Quand parfois la fatigue ou l’irritabilité me gagne, je sais que je dois redoubler de vigilance sur mon état émotionnel.
Je m’en voudrais d’adopter un comportement préjudiciable au développement de mon fils pour qui je reste une référence.
Ce n’est pas facile mais terriblement formateur.
Je remercie souvent mon petit pour les leçons qu’ils m’enseignent indirectement par son attitude très naturelle.

Gérer son temps

C’est sans surprise l’axe sur lequel la parentalité amène le plus à progresser.
Nos journées faisant encore toutes 24h, devenir parent apprend l’art de se consacrer à l’essentiel.
J’ai déjà parlé de nombreuses techniques pour mieux gérer son temps. En tant que parent, celles-ci deviennent une nécessité absolue.
Le but étant de réussir à garder du temps pour soi tout en partageant des moments épanouissant avec son enfant.
J’ai ainsi réappris à apprécier les réveils matinaux avant ceux de mon fils pour ainsi pouvoir préparer mes journées sans stress.

Il y encore beaucoup à dire sur le thème de la parentalité.
Je prévois d’ailleurs d’autres articles sur les leçons essentielles qu’être papa m’a apprises.

Avoir des enfants ou ne pas en avoir

C’est un choix évidemment personnel.
Mais ce que j’en retiens c’est que c’est surtout un cheminement personnel.
Je suis ravi d’avoir profité de ma vie sans enfant qui m’a permis de me construire et d’être prêt.
Et je suis à présent plus que ravi d’avoir pu devenir père au moment où je me suis senti prêt, avec l’envie de transmettre, de fonder une famille et de continuer à devenir meilleur.
Car devenir parent, ce n’est pas une fin en soi mais un début.

En apprenant à un enfant à être meilleur, on s’oblige à le devenir soi-même

Et si vous vous demandez encore, si je doute de la réponse à « Pourquoi avoir des enfants ». Sachez que je récidive et m’apprêtre à être à nouveau père… 😄

N’hésitez pas à partager avec moi ce que le choix de devenir parent vous inspire, que vous soyez parent ou non.

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